Après plus de 7 mois et près de 6000 km à écumer les routes entre les alpes, les Pyrénées et le sud de la France, entre Courses régionales, Coupe de France, EWS, et autres courses atypiques tel que le RADON EPIC ENDURO, la saison de courses touche à sa fin.

On vous propose un petit résumé de ce qu’on a vécu pendant cette saison !

La saison selon Clément

Bien que ce soit un bon moyen de se tirer la bourre, c’est surtout des moments de partages, de rencontres et de découvertes, c’est aussi l’occasion de côtoyer et de rouler avec des pilotes élites, de prendre de l’expérience à leurs côtés pour progresser et prendre un maximum de plaisir sur chaque course. Cette année était complètement inédite pour moi puisque les objectifs étaient nombreux, avec notamment la participation à l’ensemble de la coupe de France.

Ça aura été une des expériences les plus enrichissantes mais aussi la plus difficile des courses que j’ai pu faire.

J’ai donc adapté ma préparation en roulant au maximum en VTT pendant l’hiver, mais aussi avec beaucoup d’entrainement sur route, pumptrack et musculation pour être au meilleur de ma forme en début de saison. Malgré des résultats qui n’ont pas toujours été à la hauteur de mes objectifs j’ai beaucoup appris sur ma pratique du VTT et de mon entrainement pour préparer la prochaine saison.

Un mois après l’EPIC ENDURO se tenait la manche française de l’Enduro World Series à Olargues où j’ai eu la chance de pouvoir m’aligner. Ça aura été une des expériences les plus enrichissantes mais aussi la plus difficile des courses que j’ai pu faire. C’est près de 8000 m de dénivelé positif et pas loin de 200 km reparti sur quatre jours entre reconnaissance et course qui composent cette manche, j’ai dû puiser dans mes ressources physiques et mentales pour terminer sous et la pluie dans un froid glacial.

Au-delà du dépassement de soi et du défi physique que représente une telle épreuve, c’est un moment de partage et de rencontre avec des rider de tous horizons

Que l’on s’aligne sur une coupe Rhône alpes ou une coupe du monde l’ambiance dans le paddock est toujours conviviale. Un bout de parking comme base de vie, et une grande partie des pilotes se retrouvent au même endroit à débattre de la journée passée, réparer les dégâts, le tout autour d’une bonne bière et d’un bon repas pour être d’attaque le lendemain. Chaque course est un rassemblement de potes animés par la même passion et une furieuse envie de se tirer la bourre dans une bonne humeur omniprésente. C’est cette ambiance et ce mode de vie qui me motive à partir un week-end sur deux pour dormir sous la tente ou dans la voiture quelque soient les conditions.

C’est aussi un bon moyen de découvrir de nouveaux spots qui peuvent êtres éloignés et où l’on n’a pas forcément l’occasion ou la motivation d’aller. Entre la terre meuble des sous-bois Vosgiens, les paysages sauvages des Pyrénées et les paysages de haute montagne des alpes cette saison aura tenu toutes ces promesses en compagnie du gratin de l’enduro français.
L’arrivée de l’automne clôt cette magnifique saison de courses pour laisser place au plaisir de rouler pour soi sans chrono sans objectifs, hormis celui de s’éclater. La clémence de ce mois d’octobre permet de profiter à fond des montagnes, des Bike Parks encore ouverts et de pouvoir rouler encore en altitude. Voici un petit résumé d’une de mes dernières sorties sur le plateau d’Emparis, qui fut une des plus belle de la saison et qui rassemble tout ce que j’aime dans ce sport

Le réveil sonne à 4H du matin ce dimanche 20 octobre, direction Besse en Oisans pour être à 6H30 sur le vélo avec la frontale sous une belle voie lactée et un silence monacal. Il y a cette sensation assez rare avec un coté presque effrayant d’être seul au monde. L’arrivée sur le Plateau d’Emparis est assez magique avec le lever de soleil derrière les aiguilles de la Meije et la première descente vers le Chazelet s’annonce magnifique, il faut rester concentré car le paysage est tellement beau qu’il ne faut pas oublier de garder les yeux sur la trace qui est tout aussi belle. La suite est corsée ! Direction le sommet du pic du mas de la grave à 3000 m d’altitude, après une petite demi-heure de pédalage le long du torrent quasi sec à cette période, c’est parti pour un long portage de près de 1000 m de dénivelé positif et une vue à 360 sur la Meije, les aiguille d’Arves et le mont blanc en toile de fond. Tout simplement magique !
C’est parti pour une descente de plus de 1500 m de D-. Le début sur la crête est mélange de passages bien exposés et de passages freerides avec beaucoup de pente, de quoi lâcher les freins et s’offrir un run sauvage ! Un petit passage sur le plateau à travers les prairies le long d’un ruisseau dans une ambiance bucolique pour terminer par le GR54 qui descend sur Besse qui est un des plus beau trail pour le vtt, alternant pierriers, épingles et gros appuis. Plus de 10 minutes de bonheur absolu !

En résumé, c’est tout ce que j’aime dans le VTT : Se dépasser, relever des défis, aller au bout de soi et… un peu plus parfois, de rentrer avec le sentiment d’avoir vécu une journée exceptionnelle et l’envie de remettre ça au plus vite.

La saison selon François

Cette saison avait définitivement quelque chose de nouveau et d’excitant. Il s’agissait pour nous deux de la première année où nous nous sommes fixés des vrais objectifs, où nous nous sommes engagés dans cette aventure, où nous nous avons reçu le support de l’équipe de NATURAVÉLO, une sorte de saut « dans le monde des grands ». Cette année a donc été l’occasion d’avoir un certain recul sur notre pratique du VTT.

C’était simplement une excuse pour […] s’éclater en semaine, avoir la sensation de partir à l’aventure…

Tout d’abord cette année a été caractérisée par notre engagement dans la discipline. Pour François, ça s’est traduit pas une grosse motivation dès l’hiver en vue de l’Epic Enduro: « Par exemple, j’ai notamment commencé à rouler le matin avant d’aller au travail, souvent deux petites sorties par semaine avec un départ avant 7h du matin, à la frontale. Après une montée bien sportive, souvent avec du fractionné, après un petit levé de soleil en haut, et une petite poussée d’adrénaline en descente, c’était le moment d’aller bosser. Même si j’ai commencé à faire ces sorties pour me préparer à finir l’Epic Enduro, j’ai rapidement perdu l’objectif de vue tellement j’appréciais ça. En fait cette anecdote représente l’essentiel de ma vision du VTT. La finalité de ces petites sorties n’était en fait pas de s’entraîner, pas de finir l’Epic… C’était simplement une excuse pour se donner la possibilité de s’éclater en semaine, avoir la sensation de partir à l’aventure dès que j’en avais envie, en sortant les frontales, en montant dans le noir complet dans la forêt, en profitant du lever de soleil (ou plus souvent en profitant de l’odeur de la pluie !), en se marrant avec les potes en descente, et finalement en commençant la journée avec la sensation d’avoir déjà profité pleinement. Seul hic, la productivité au boulot après manger !

En fait, l’analogie peut être faite à l’ensemble de la saison, et plus généralement à ma pratique du vélo. En effet, il est apparu que l’on a tous les deux mis énormément d’énergie pour atteindre nos objectifs : l’entrainement nécessaire, la participation aux courses, aux déplacements, l’essentiel de mes vacances y a été consacré, … Personnellement, malgré l’envie de m’améliorer constamment, tous ces efforts n’ont pas pour but de mener à des podiums; je n’en ai pas la capacité ni la prétention. Il s’agit en fait de se donner des objectifs sportifs pour avoir l’occasion de partir à l’aventure ! C’est bien de l’aventure à laquelle on est accro. Il faut aimer ça pour sortir l’hiver dans à la frontale dans la neige, pour bouger quasiment tous les week-ends pour découvrir de nouveaux endroits magnifique à rouler en participant à des courses, pour se lever à 3h30 du matin et passer 15h sur le vélo pour finir l’Epic Enduro sous une pluie torrentielle, pour partir deux semaines dans les alpes avec le vélo et la tente dans la voiture…

J’en profite pour annoncer que je ne ferai pas partir de la Team NATURAVÉLO l’an prochain pour poursuivre d’autres aventures. En effet, pour d’autres projets professionnels et personnels je vais profiter de mon temps libre pour rouler pour le plaisir avant tout. Je tiens à remercier l’équipe de NATURAVÉLO qui m’a soutenue pendant cette belle saison !